Article écrit par Michael Hall, phD et traduit en français par Florent Fusier.

Savez-vous ce que c’est ?

La Neuro-Sémantique est un modèle qui décrit comment nous les êtres humains incorporons du sens (sémantique) dans notre corps (neurologie) afin que nous ressentions nos significations et cela en terme d’émotions et d’états. La Neuro-Sémantique est un domaine interdisciplinaire qui explore la structure du sens et comment les significations deviennent incarnées à l’intérieur de nous. En Neuro-Sémantique nous approchons le système mental-corps-émotion de nombreuses manières différentes. De la dimension mentale, nous explorons comment le langage opère à l’intérieur de nous, comment nous attribuons du sens, créons du sens avec les mots, associations, cadres, métaphores, etc. De la dimension neurologique, nous explorons comment notre corps fonctionne avec l’idée de les "réaliser" et comment ce que nous faisons influence ce que nous croyons.

La Neuro-Sémantique, en tant que domaine d’étude et modèle émerge de nombreuses autres sources. La plupart vient de la psychologie, la linguistique, la sémantique, l’anthropologie, la théorie des systèmes, etc. Dans cet article, j’illustre brièvement les sources clés qui mises ensemble créent les fondations de cette étude interdisciplinaire.

Pourquoi est-ce que je fais cela ? Premièrement je veux positionner la Neuro-Sémantique en tant que domaine, et la distinguer des autres disciplines qui lui ont donné naissance. Pourquoi est-ce important ? Je veux faire cela pour définir les frontières et les paramètres du domaine. En tant que nouveau domaine émergent, c’est spécialement important au début afin de rendre clair ce qu’est la Neuro-Sémantique et son point d’attention. Et pourquoi faire cela ? En grande partie parce que nombreux sont ceux qui sont entrés dans ce domaine en tant que formateurs, coachs ou chercheurs qui continuent à me poser des questions à propos de cela ! Alors pour ceux qui entrent dans le domaine, et ceux qui sont déjà dans le domaine, et pour ceux qui juste maintenant découvrent ce domaine et examinent si cela correspond à leurs intérêts, je veux donner un sens clair de ce qu’est la Neuro-Sémantique et ce que ce n’est pas.

De la Sémantique Générale à la PNL

Pour "rendre à César ce qui appartient à César", c’est un ingénieur, Alfred Korzybski, qui le premier donna une voix à la terminologie de la neuro-linguistique et de la neuro-sémantique lorsqu’il fonda la Sémantique Générale avec son travail classique, Science and Sanity (1933/1994). Par ces termes, il référa au système humain mental-corps en tant que système holistique comprenant de nombreuses parties en interaction. C’était sa voie pour réunifier les éléments fragmentés de l’"esprit", le "corps", les "émotions", les "croyances", etc.

En pensant de manière structurelle à propos d’un système corps-esprit humain vivant en interaction avec le monde "extérieur" au-delà du système nerveux humain, il regarda cela en terme d’information venant à l’intérieur du protoplasme du système nerveux humain et comment les nerfs impulsent des récepteurs sensoriels vers les structures internes du cerveaux et comment nous créons des abstractions d’un niveau à un autre niveau pour créer notre "sens" intérieur du monde. Nous cartographions le monde à l’intérieur de nous et nous ressentons cette carte (ou les couches de la carte) en tant que ressentis, émotions et intuitions.

Pour comprendre ce processus de communication dynamique, Korzybski utilisa une métaphore, celle de cartographier un territoire. Ce que nous les humains faisons dans et avec nos neurones, nos nerfs, notre énergie nerveuse, et notre système nerveux c’est créer une carte à propos de ce que nous rencontrons et interagissons avec. Dans le monde extérieur il y a des énergies – énergies que nous reconnaissons comme le spectre électromagnétique. Nous traduisons et interprétons ces énergies en lumière, son, sensation, odeur, goût, et équilibre. Nous faisons cela par le protoplasme de notre corps que nous expérimentons par nos récepteurs sensoriels. A la fin de notre système nerveux nous avons les yeux, les oreilles, la peau, le système olfactif et gustatif, et l’oreille interne et les structures qui nous permettent de "sentir" le monde. Nous utilisons ensuite ces sens (les modalités sensorielles) pour "donner sens" au monde.

Nos premières cartes à propos de ce qui est "à l’extérieur" sont strictement neurologiques et apparaissent un long moment avant la conscience. L’énergie "à l’extérieur" impacte et stimule nos récepteurs sensoriels et nous "sentons" les choses en terme de récepteurs sensoriels. Nous voyons des objets, entendons des sons, ressentons des textures, pressions, de la température (sensations), nous sentons des odeurs et goûtons des goûts et avons un sens d’équilibre ou de vertige. Les systèmes sensoriels interprètent les énergies en ces termes.

Déjà si nous fermons nos yeux et appuyons sur nos paupières, nous allons voir des couleurs et des formes. La pression sur les terminaisons des récepteurs des yeux est traduite et interprétée comme de la lumière. Chaque terminaison de récepteur réceptionne, canalise et interprète les "manifestations d’énergie" à l’extérieur selon ce que le récepteur est conçu pour récupérer et interpréter. Chaque sens cartographie le monde selon sa propre conception. Même à ce niveau, c’est juste de la perception.

A partir de cela, Richard Bandler et John Grinder ont créé les composants de la PNL dans le début des années 1970. Ils spécifièrent les "langages" de la pensée en terme de systèmes sensoriels – les systèmes Visuel, Auditif, Kinesthésique, etc. Nous nous re-présentons dans notre mental ce que nous avons vu, entendu ou ressenti. Cela donna naissance au modèle VAK. Nous pensons en terme d’images, de sons et de sensations. Nous créons un film dans notre mental. Nous nous disons aussi des mots à propos de nos films, et ainsi le système de méta-représentation est le langage. Ce fût le génie de la PNL.

La PNL commença avec la présupposition que spécifia Korzybski, "La carte n’est pas le territoire". Cela signifie que nous ne sommes pas en lien direct avec la réalité, mais de manière indirecte. Nous échangeons avec la réalité à travers nos cartes. Si notre monde semble appauvri et que nous nous sentons avec peu de ressources, le problème se situe dans nos cartes. Avons-nous une carte suffisamment riche pour aller à des endroits, faire des choses, comprendre des choses, etc. ? Sinon, le problème n’est pas nous-même ou le monde, c’est notre carte. Alors la solution est d’enrichir notre carte. Les personnes qui réussissent et sont efficaces ont des cartes riches et aidantes pour naviguer dans le territoire.

Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Cela montre qu’au cœur de la PNL il y a un Modèle de Communication. C’est un modèle à propos de comment nous utilisons les langages du mental pour construire nos cartes et comment enrichir ces cartes. C’est aussi à propos d’identifier et modéliser les cartes des experts pour lisser les processus d’apprentissage. La PNL est originaire de la modélisation de trois des plus grands thérapeutes de trois différents domaines pour créer un modèle de comment fonctionne le langage (le Méta-Modèle) et comment utiliser le langage pour plus de précision pour une cartographie plus artistique (le Milton-Modèle). De la Thérapie Familiale ils modélisèrent Virginia Satir, de la Gestalt ils modélisèrent Fritz Perls, et de l’Hypnose Ericksonienne, ils modélisèrent Milton H. Erickson.

La PNL fournit des modèles et des technologies puissants pour "diriger son propre cerveau" et par conséquent changer ses états et ses expériences. En tant que modèle, la PNL n’est à propos d’aucun domaine particulier. C’est une méta-discipline. C’est un modèle à propos de la structure de l’expérience et ainsi cela à des applications pour les affaires, la négociation, la vente, être parent, la thérapie, l’éducation, la formation, l’influence, le marketing, l’écriture – en un mot, pour n’importe quel domaine qui implique la communication, les relations et les compétences. Certaines personnes ont pris le modèle et l’ont mal utilisé et parlent de la puissance de ce modèle révolutionnaire.

C’est ici que la Neuro-Sémantique commença. Ce que n’avait pas la PNL était un modèle à propos de la conscience autoréflexive et comment modéliser, prendre en considération et utiliser la réflexivité dans la communication, les relations ou la modélisation. Avec le modèle des Méta-états, j’ai fourni ces structures et ainsi créé un autre méta-domaine de la PNL – les Méta-états.

De la Sémantique Générale à la Neuro-Sémantique

D’où vient le modèle des Méta-états ? De deux sources clés – Alfred Korzybski et Gregory Bateson. C’était dans la théorie des "niveaux d’abstraction" de Korzybski (son Structurel Différentiel) et sa théorie de la multi-ordinalité que j’ai trouvé la plupart une grande partie de la structure des Méta-états. M’étant immergé moi-même dans le travail de Korzybski pendant de nombreuses années, quand j’ai "trébuché" sur les Méta-états en pendant la modélisation de la structure de la résilience, je me suis trouvé à me référer majoritairement à beaucoup des outils de la Sémantique Générale. C’était en 1994-95.

Alors après j’ai premièrement introduit le modèle des Méta-états en Angleterre avec le partenariat de Denis Bridoux et Dr. Philip Nolan (Post Graduate Professional Education), pendant trois ans nous avons suivi cela avec une série de formations sur la Sémantique Générale et la PNL. Ces formations en Angleterre furent premièrement intitulées Le Regroupement des Modèles : Sémantique Générale et PNL et plus tard Flexibilité Avancée (qui est disponible en manuel de formation). C’est durant cette période que j’étais capable de développer pleinement et articuler les structures, processus, lignes de conduite, et techniques en Neuro-Sémantique.

Nous étions capables de traduire les concepts et idées abstraites du livre Science and Sanity de la Sémantique Générale en outils pratiques de la Neuro-Sémantique – étandant le Méta-Modèle, développant les premières questions de méta-niveau pour travailler avec la psycho-logique humaine (les "niveaux logiques"), d’utiliser les mathématiques pour modéliser (trouver les variables dans une expérience et identifier ces variables en tant que fonctions de concepts multi-ordinaux). Ce qui a été et reste abstrait en Sémantique Générale devint des processus dynamiques en Neuro-Sémantique.

Pour plus là-dessus, voir le chapitre 8 dans NLP: Going Meta: Advanced Modeling Using Meta-Levels (2001). C’est intitulé "Levels of Abstraction : Alfred Korzybski’s Neurological Meta-Levels. " Aussi, Communication Magic (2001).

Des Cadres et de la fonction Meta de Bateson à la Neuro-Sémantique

Une autre source cruciale aux racines de la Neuro-Sémantique est l’anthropologiste Grégory Bateson. Ce fût son travail fabuleux, Vers une écologie de l’esprit (1972) et son traité Mind and Nature (1979) qui ont complètement capturé mon attention.

Premièrement il y avait son utilisation de la fonction méta concernant la structure d’expériences complexes de la schizophrénie aux traits de personnalité nationaux (phénomène culturel), à la sagesse, l’art, le changement, l’apprentissage, etc. qui m’ont permis de voir la nature systémique des méta-états. Une fois construite la première version du modèle des Méta-états, j’ai commencé à la tester avec de nombreuses expériences qui ont des couches de pensées et de ressentis comme la proactivité, le pardon, l’estime de soi, etc. Avec chacun, j’ai continué à revisiter la façon de penser de Bateson pour emprunter de plus en plus de ses formulations sur les cadres et faire un déplacement en méta-position.

En Neuro-Sémantique, Bateson nous à conduit à aller au-delà de la modélisation de l’individu pour travailler sur des modèles culturels, la modélisation de cultures, l’anthropologie, et la cybernétique. C’était d’après Bateson que j’ai utilisé la pensée systémique et la dynamique systémique dans les boucles avant et arrière (rétro-action) de la Matrice.

Pour voir combien la pensée, la terminologie et les concepts de Bateson influencent la Neuro-Sémantique, voir chapitre 7 dans NLP: Going Meta: Advanced Modeling Using Meta-Levels (2001). Ce chapitre est intitulé "Bateson’s Logical Levels of Learning." Aussi, vous pouvez voir The Bateson Report (2003) qui contient plus d’une douzaine d’articles sur Bateson notre utilisation de son travail en Neuro-Sémantique. Aussi, le manuel de formation Cultural Modeling using Neuro-Semantics.

La contribution de la Psychologie Cognitive à la Neuro-Sémantique

Bien que ni Bandler ni Grinder n’étaient psychologues, psychothérapeutes, et qu’ils n’aient reçu aucune formation en thérapie, ils modélisèrent trois thérapies (la Thérapie Familiale, la Thérapie Gestalt, et l’Hypnose Ericksonienne) et ainsi construisirent un modèle qui est maintenant reconnu comme un modèle Cognitif et Comportemental. Dans les livres de psychologie, la PNL est classée de cette manière et cela depuis plus de 15 ans. Pourquoi en est-il ainsi ? Comment cela est-il arrivé ?

Peut-être pour deux raisons. Premièrement, la présupposition de Korzybski est que nous opérons à partir de la cartographie et des cartes que nous créeons dans nos têtes à propos des choses – une prémisse cognitive. Deuxièmement, Noam Chomsky qui crééa le modèle de la Grammaire Transformationnelle pour la linguistique (domaine dans lequel John Grinder était un expert et un contributeur) était une personne clé dans la fondation du Mouvement Cognitif. En fait, c’était Chomsky plus que quiconque qui défia le Comportementalisme en 1956 avec son livre changeant de paradigme, Aspects of Grammar. Pour plus à ce sujet, voir le livre d’Howard Gardner qui documente l’histoire du Mouvement Cognitif.

Il y a une troisième raison, Bandler et Grinder se sont aussi appuyés et ont cité George Miller pour son article classique de 1956 "The Magic Number Seven Plus or Minus Two" qui lança le mouvement Cognitif et aussi Gallanter et Pribam pour Plans for the Structure of Behavior (1960). De ce livre est venu le modèle T.O.T.E. que la PNL tourna en Modèle de Stratégie (voir NLP: The Structure of Subjective Experience, Volume I, 1980, Dilts, et al.).

En plus de cela, ma formation, premièrement de psychothérapeute et ensuite de psychologue étant en Psychologie Cognitive, et spécifiquement dans le modèle RET (plus tard REBT) d’Albert Ellis, le travail d’Aaron Beck, et les modèles de William Glasser de la Reality Therapy et de la Control Theory. Ces modèles et d’autres modèles cognitifs furent les modèles et principes directeurs qui ont guidé ma pensé et ainsi sont devenus intimement incorporés dans la Neuro-Sémantique.

Des contributions mineures, encore à l’intérieur de ce large domaine inclurent le domaine de la Meta-Cognition. Ce domaine surgit en 1977 and se spécifia principalement dans l’étude de la mémoire et des appareils de méta-mémoire. Les penseurs, théoriciens et chercheurs de ce domaine travaillent sur comment des boucles de rétro-action (feedback) gouvernent des boucles de rétro-action à un niveau supérieur ou méta-niveau. Pour plus là-dessus, voir les chapitres dans Meta-States Magic (2003).

La Logothérapie, une psychologie/philosophie cognitive, contribua aussi aux premiers développements des Méta-états et par conséquent de la Neuro-Sémantique. La Neuro-Sémantique pris du travail de Viktor Frankl sur la thérapie du sens (logo-thérapie) un accent sur le sens dans un sens philosophique. C’est après tout, la recherche de sens et l’utilisation de nos pouvoirs de créer du sens qui remplit notre neurologie avec les plus intenses et puissantes émotions.

Linguistique cognitive et Neuro-Sémantique

Pendant que j’étudiais les distinctions linguistiques que Korzybski mettait en avant dans les Sémantique Générale, je continuais à lire dans le domaine de la linguistique. J’ai fait cela, en partie, en tant qu’un de mes intérêts naturels, et en partie, comme partie de ma formation en psycho-linguistique. Ce que j’ai trouvé était fantastique – au moins pour moi. Il semblait que les fondations linguistiques de la PNL, la Grammaire Transformationnelle, était rejetée par son fondateur Noam Chomsky en 1976, un an après l’apparition du livre The Structure of Magic de Bandler et Grinder.

Que cela signifiait-il ? Quelle était la signification de Chomsky rejetant la Structure profonde (Structure D) et déclarant que l’approche de la Grammaire Transformationnelle était insoutenable et impossible ? Comment cela était relié à toute l’information dans les livres de PNL sur la Structure de surface et la Structure profonde ? En commençant à chercher je découvrais que le domaine de la Linguistique avait changé d’emphase au fil des années et que la Linguistique Cognitive s’était terminée dans les années 1990. Les règles transformationnelles avaient donné une manière de penser la grammaire en terme d’"espace" (ainsi le livre Space Grammar) et l’utilisation de notre "écran représentationnel" pour positionner les objets (les noms), les trajectoires des mouvements des objets (les verbes). Voir Harris, The Linguistic Wars pour plus là-dessus et aussi les travaux de George Lakoff et Mark Johnson.

Philosophie de l’esprit, neurologie et Neuro-Sémantique

Il y a de nombreux penseurs qui écrivent sur ce qui est appelé la "philosophie de l’esprit". Ces auteurs et théoriciens offrent de nombreux concepts pour comment penser à proposer de l’"esprit" ou du "mental". Ces théories fournissent les présuppositions avec lesquelles nous commençons. Parmi celles-ci, je retourne continuellement à Bateson (livre Mind and Nature) pour ses découvertes. Parmi d’autres qui m’ont influencé et dont l’influence sur ma pensée est incorporée dans la Neuro-Sémantique il y a Daniel Dennett (Kinds of Minds, Consciousness Explained, Intentional Stance), Stephen Kosslyn et Olivier Koenig ((Wet Mind), Julian Jaynes (The Origin of Consciousness in the Breakdown of the Bicameral Mind), etc.

La Neuro-Sémantique est aussi basée sur la Neurologie, les niveaux de structures cerveau-corps qui construisent nos structures neurologiques sont détaillés dans le travail de Korzybski qui aussi spécifia les choses à propos des systèmes représentationnels que je n’ai jamais vu reproduits dans la PNL.

C’est envers John Searle (The Construction of Social Reality) et aussi d’autres auteurs en anthropologie, étude de cultures, psychologie sociale, etc. que la Neuro-Sémantique à une dette.

Du Mouvement du Potentiel Humain à la Réalisation de soi

La PNL surgit comme un enfant du Mouvement du Potentiel Humain (Human Potential Movement) précisément parce parmi les personnes clés après Abraham Maslow et Carl Rogers étaient Fritz Perls (premier résident scolaire à vivre à Esalen), Virginia Satir (premier directeur de recherche à Esalen) et Grégory Bateson (dernier résident scolaire à vivre à Esalen). De plus les présupositions clés de la PNL étaient les prémisses que Maslow créa à propos du "côté clair de la nature humaine" —concernant la bonté de la nature humaine, les intentions positives, l’épanouissement, la réalisation de soi, et modéliser les personnes extraordinaires.

En Neuro-Sémantique, c’est spécialement le centre et le cœur de tout ce que l’on fait. Et cela m’a mené à créer la Matrice de la Réalisation de soi, les Cadrans de la Réalisation de soi (créés à partir des axes du sens et de la performance) et mettre à jour la pyramide de Maslow de la Hiérarchie des Besoins de manière à ce que la pyramide devienne un Volcan des énergies humaines.

Ce que la Neuro-Sémantique n’est pas

Avec ces domaines et sources de la Neuro-Sémantique, j’espère qu’il est clair que la Neuro-Sémantique est une méta-discipline à propos de la structure et de la forme des choses, pas une autre psychologie ou philosophie. La Neuro-Sémantique est l’étude de comment nous traduisons les données en informations et les informations en communication pour créer nos mondes intérieurs de la réalité, nos Matrices de cadres imbriqués dans des cadres imbriqués dans des cadres.

La Neuro-Sémantique par conséquent n’est ni une psychologie ni une psychothérapie. Ce n’est pas à propos de soigner les blessures humaines, bien qu’il y ait certainement des applications puissantes à la thérapie. La Neuro-Sémantique étudie la structure de comment les personnes sont blessées, se soignent, et avancent pour réaliser leurs plus grands potentiels. En cela, la Neuro-Sémantique transcende toute psychothérapie étant donné qu’elle cherche la structure qui fait que la thérapie est efficace. La Neuro-Sémantique n’est pas non plus une théologie ou une religion. Indubitablement des personnes vont utiliser la Neuro-Sémantique pour modéliser diverses expériences spirituelles et peut-être explorer diverses théologies, mais ce n’est pas ce qu’est la Neuro-Sémantique. C’est simplement une application. La Neuro-Sémantique ne tient aucune allégeance avec un quelconque culte religieux qu’il soit Chrétien, Juif, Musulman, Bouddhiste, etc. Ce n’est pas relié à l’idéologie New Age ou à une quelconque médecine alternative.

D’applications pratiques et pragmatiques

La Neuro-Sémantique vient aussi d’une autre source. Tandis que le modèle originel des Méta-états était l’invention de L. Michael Hall, très tôt je cherchai d’autres personnes pour m’aider à explorer ce que nous pourrions faire et où nous pourrions aller avec ce modèle. C’est de cette manière que le Docteur Bob Bodenhamer et moi commencèrent nos conversations. Premièrement nous avons travaillé sur des livres ensemble, mais il est vite devenu évident que les compétences de Bob au niveau clinique en travaillant avec des clients allait devenir une source d’utilisation des nouvelles techniques et idées. Parce que j’avais arrêté ma pratique de la psychothérapie et mon centre de formation, je passais la plupart de mon temps à voyager et enseigner. Alors ce fût avec les clients et étudiants de Bob que nous avons "essayé" et expérimenté beaucoup de nos nouvelles idées et de nos nouveaux modèles.

Cela amena la Neuro-Sémantique du niveau conceptuel au niveau pratique de la vie de tous les jours. Ce à quoi je travaillais conceptuellement sur papier, je demandais ensuite à Bob de le tester avec des personnes avec qui il travaillait. C’est de cette manière que la technique de changement de croyance Méta-Oui émergea et ainsi que pour beaucoup d’autres. Dans le développement de nombreuses techniques nous essayons une fois, ajustons les étapes de la technique pour créer une séquence plus fluide, ajouter ou retirer des étapes, mettre de nouveaux précadrages, etc.

Nous avons commencé ensuite à faire la même chose avec les formations. Je suis venu avec la technique De La Tête aux Muscles (Mind To Muscle) pendant une formation sur la Création de Richesse parce que je sentais le besoin de transférer les grandes idées qui étaient déjà dans l’esprit des participants (ils savaient bien quoi faire), mais qu’ils n’appliquaient pas. C’est venu dans une formation quand je demandais si quelqu’un connaissait un quelconque principe à propos des finances, de l’intelligence financière, de la création de richesse, etc. Les mains se levèrent de partout. Je demandais seulement ce qu’ils savaient. Après 30 minutes de cela, j’avais découvert quelque chose de très important. Je n’avais pas besoin de partager autre chose à propos de la création de richesse. Tout le monde en savait déjà beaucoup. Si j’avais continué à ajouter d’autres "grandes idées" ils auraient juste été encore plus accablés et se seraient sentis encore plus de quoi se sentir mal du fait qu’ils ne faisaient pas les choses les plus simples comme le principe "Dépensez moins que vous ne gagnez."

Pour moi c’était un moment "Eureka !". Le problème n’était pas savoir mais faire. Le problème n’était pas le manque de grands concepts, de principes merveilleux ou d’idées inspirantes. Non. Ils savaient. L’ écart était entre savoir-et-faire, entre la tête et les jambes. C’est à ce point que je commençai à me poser beaucoup de questions, des questions qui allaient stimuler la création d’une nouvelle technique :

· Comment peut-on réduire cet écart savoir-faire et mettre ce qu’ils savaient dans leurs têtes dans leurs muscles ?

· Les idées ou concepts peuvent ils bouger de "la tête" à l’intérieur du "corps", dans la mémoire musculaire ?

· Qu’est-ce que la mémoire musculaire ?

· Comment les idées vont dans la mémoire musculaire ? Quels sont les mécanismes impliqués ?

· Comment peut-on prendre des idées à propos de la création de richesse et les traduire de manière à ce que les personnes agissent vraiment en suivant ce qu’ils savent et apprennent ?

Les challenges de la vie de tous les jours – c’est une des sources continue de la Neuro-Sémantique. Aujourd’hui nous avons beaucoup de personnes faisant cela. Ils ont les yeux pour chercher les ponts, les problèmes, les besoins. C’est pourquoi la Neuro-Sémantique est partie sur le chemin de créer des douzaines de formations d’applications et utilise les questions difficiles que l’on trouve dans des domaines – les places où les autres domaines et disciplines sont coincés pour stimuler de la créativité. Bob Bodenhamer a fait cela avec les personnes qui bloquent et/ou bégayent. J’ai fait cela avec la formation "Désamorcer les Esprits Echauffés" (Defusing Hotheads) et autres personnes stressées. Nous avons maintenant des personnes faisant cela dans des départements de justice criminelle, avec la gestion du poids, le fitness, la gestion du stress, la résilience pour le moment de changer, le leadership, etc. C’est aussi l’intérêt des Développeurs de la Neuro-Sémantique et de la Conférence des Développeurs qui supporte le créativité continue et le développement de la communauté.

 

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