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Article écrit par Michael Hall, phD et traduit en français par Florent
Fusier.
Savez-vous ce que c’est ?
La Neuro-Sémantique est un modèle qui décrit comment nous les
êtres humains incorporons du sens (sémantique) dans notre corps
(neurologie) afin que nous ressentions nos significations et cela en
terme d’émotions et d’états. La Neuro-Sémantique est un domaine
interdisciplinaire qui explore la structure du sens et comment les
significations deviennent incarnées à l’intérieur de nous. En
Neuro-Sémantique nous approchons le système mental-corps-émotion de
nombreuses manières différentes. De la dimension mentale, nous
explorons comment le langage opère à l’intérieur de nous, comment nous
attribuons du sens, créons du sens avec les mots, associations,
cadres, métaphores, etc. De la dimension neurologique, nous explorons
comment notre corps fonctionne avec l’idée de les "réaliser" et
comment ce que nous faisons influence ce que nous croyons.
La Neuro-Sémantique, en tant que domaine d’étude et modèle émerge de
nombreuses autres sources. La plupart vient de la psychologie, la
linguistique, la sémantique, l’anthropologie, la théorie des systèmes,
etc. Dans cet article, j’illustre brièvement les sources clés qui
mises ensemble créent les fondations de cette étude
interdisciplinaire.
Pourquoi est-ce que je fais cela ? Premièrement je veux positionner la
Neuro-Sémantique en tant que domaine, et la distinguer des autres
disciplines qui lui ont donné naissance. Pourquoi est-ce important ?
Je veux faire cela pour définir les frontières et les paramètres du
domaine. En tant que nouveau domaine émergent, c’est spécialement
important au début afin de rendre clair ce qu’est la Neuro-Sémantique
et son point d’attention. Et pourquoi faire cela ? En grande partie
parce que nombreux sont ceux qui sont entrés dans ce domaine en tant
que formateurs, coachs ou chercheurs qui continuent à me poser des
questions à propos de cela ! Alors pour ceux qui entrent dans le
domaine, et ceux qui sont déjà dans le domaine, et pour ceux qui juste
maintenant découvrent ce domaine et examinent si cela correspond à
leurs intérêts, je veux donner un sens clair de ce qu’est la
Neuro-Sémantique et ce que ce n’est pas.
De la Sémantique Générale à la PNL
Pour "rendre à César ce qui appartient à César", c’est un ingénieur,
Alfred Korzybski, qui le premier donna une voix à la terminologie de
la neuro-linguistique et de la neuro-sémantique lorsqu’il fonda la
Sémantique Générale avec son travail classique, Science and Sanity
(1933/1994). Par ces termes, il référa au système humain mental-corps
en tant que système holistique comprenant de nombreuses parties en
interaction. C’était sa voie pour réunifier les éléments fragmentés de
l’"esprit", le "corps", les "émotions", les "croyances", etc.
En pensant de manière structurelle à propos d’un système corps-esprit
humain vivant en interaction avec le monde "extérieur" au-delà du
système nerveux humain, il regarda cela en terme d’information venant
à l’intérieur du protoplasme du système nerveux humain et comment les
nerfs impulsent des récepteurs sensoriels vers les structures internes
du cerveaux et comment nous créons des abstractions d’un niveau à un
autre niveau pour créer notre "sens" intérieur du monde. Nous
cartographions le monde à l’intérieur de nous et nous ressentons cette
carte (ou les couches de la carte) en tant que ressentis, émotions et
intuitions.
Pour comprendre ce processus de communication dynamique, Korzybski
utilisa une métaphore, celle de cartographier un territoire. Ce que
nous les humains faisons dans et avec nos neurones, nos nerfs, notre
énergie nerveuse, et notre système nerveux c’est créer une carte à
propos de ce que nous rencontrons et interagissons avec. Dans le monde
extérieur il y a des énergies – énergies que nous reconnaissons comme
le spectre électromagnétique. Nous traduisons et interprétons ces
énergies en lumière, son, sensation, odeur, goût, et équilibre. Nous
faisons cela par le protoplasme de notre corps que nous expérimentons
par nos récepteurs sensoriels. A la fin de notre système nerveux nous
avons les yeux, les oreilles, la peau, le système olfactif et
gustatif, et l’oreille interne et les structures qui nous permettent
de "sentir" le monde. Nous utilisons ensuite ces sens (les modalités
sensorielles) pour "donner sens" au monde.
Nos premières cartes à propos de ce qui est "à l’extérieur" sont
strictement neurologiques et apparaissent un long moment avant la
conscience. L’énergie "à l’extérieur" impacte et stimule nos
récepteurs sensoriels et nous "sentons" les choses en terme de
récepteurs sensoriels. Nous voyons des objets, entendons des sons,
ressentons des textures, pressions, de la température (sensations),
nous sentons des odeurs et goûtons des goûts et avons un sens
d’équilibre ou de vertige. Les systèmes sensoriels interprètent les
énergies en ces termes.
Déjà si nous fermons nos yeux et appuyons sur nos paupières, nous
allons voir des couleurs et des formes. La pression sur les
terminaisons des récepteurs des yeux est traduite et interprétée comme
de la lumière. Chaque terminaison de récepteur réceptionne, canalise
et interprète les "manifestations d’énergie" à l’extérieur selon ce
que le récepteur est conçu pour récupérer et interpréter. Chaque sens
cartographie le monde selon sa propre conception. Même à ce niveau,
c’est juste de la perception.
A partir de cela, Richard Bandler et John Grinder ont créé les
composants de la PNL dans le début des années 1970. Ils spécifièrent
les "langages" de la pensée en terme de systèmes sensoriels – les
systèmes Visuel, Auditif, Kinesthésique, etc. Nous nous re-présentons
dans notre mental ce que nous avons vu, entendu ou ressenti. Cela
donna naissance au modèle VAK. Nous pensons en terme d’images, de sons
et de sensations. Nous créons un film dans notre mental. Nous nous
disons aussi des mots à propos de nos films, et ainsi le système de
méta-représentation est le langage. Ce fût le génie de la PNL.
La PNL commença avec la présupposition que spécifia Korzybski, "La
carte n’est pas le territoire". Cela signifie que nous ne sommes pas
en lien direct avec la réalité, mais de manière indirecte. Nous
échangeons avec la réalité à travers nos cartes. Si notre monde semble
appauvri et que nous nous sentons avec peu de ressources, le problème
se situe dans nos cartes. Avons-nous une carte suffisamment riche pour
aller à des endroits, faire des choses, comprendre des choses, etc. ?
Sinon, le problème n’est pas nous-même ou le monde, c’est notre carte.
Alors la solution est d’enrichir notre carte. Les personnes qui
réussissent et sont efficaces ont des cartes riches et aidantes pour
naviguer dans le territoire.
Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Cela montre qu’au cœur de la PNL
il y a un Modèle de Communication. C’est un modèle à propos de comment
nous utilisons les langages du mental pour construire nos cartes et
comment enrichir ces cartes. C’est aussi à propos d’identifier et
modéliser les cartes des experts pour lisser les processus
d’apprentissage. La PNL est originaire de la modélisation de trois des
plus grands thérapeutes de trois différents domaines pour créer un
modèle de comment fonctionne le langage (le Méta-Modèle) et comment
utiliser le langage pour plus de précision pour une cartographie plus
artistique (le Milton-Modèle). De la Thérapie Familiale ils
modélisèrent Virginia Satir, de la Gestalt ils modélisèrent Fritz
Perls, et de l’Hypnose Ericksonienne, ils modélisèrent Milton H.
Erickson.
La PNL fournit des modèles et des technologies puissants pour "diriger
son propre cerveau" et par conséquent changer ses états et ses
expériences. En tant que modèle, la PNL n’est à propos d’aucun domaine
particulier. C’est une méta-discipline. C’est un modèle à propos de la
structure de l’expérience et ainsi cela à des applications pour les
affaires, la négociation, la vente, être parent, la thérapie,
l’éducation, la formation, l’influence, le marketing, l’écriture – en
un mot, pour n’importe quel domaine qui implique la communication, les
relations et les compétences. Certaines personnes ont pris le modèle
et l’ont mal utilisé et parlent de la puissance de ce modèle
révolutionnaire.
C’est ici que la Neuro-Sémantique commença. Ce que n’avait pas la PNL
était un modèle à propos de la conscience autoréflexive et comment
modéliser, prendre en considération et utiliser la réflexivité dans la
communication, les relations ou la modélisation. Avec le modèle des
Méta-états, j’ai fourni ces structures et ainsi créé un autre
méta-domaine de la PNL – les Méta-états.
De la Sémantique Générale à la Neuro-Sémantique
D’où vient le modèle des Méta-états ? De deux sources clés – Alfred
Korzybski et Gregory Bateson. C’était dans la théorie des "niveaux
d’abstraction" de Korzybski (son Structurel Différentiel) et sa
théorie de la multi-ordinalité que j’ai trouvé la plupart une grande
partie de la structure des Méta-états. M’étant immergé moi-même dans
le travail de Korzybski pendant de nombreuses années, quand j’ai
"trébuché" sur les Méta-états en pendant la modélisation de la
structure de la résilience, je me suis trouvé à me référer
majoritairement à beaucoup des outils de la Sémantique Générale.
C’était en 1994-95.
Alors après j’ai premièrement introduit le modèle des Méta-états en
Angleterre avec le partenariat de Denis Bridoux et Dr. Philip Nolan
(Post Graduate Professional Education), pendant trois ans nous avons
suivi cela avec une série de formations sur la Sémantique Générale et
la PNL. Ces formations en Angleterre furent premièrement intitulées Le
Regroupement des Modèles : Sémantique Générale et PNL et plus tard
Flexibilité Avancée (qui est disponible en manuel de formation). C’est
durant cette période que j’étais capable de développer pleinement et
articuler les structures, processus, lignes de conduite, et techniques
en Neuro-Sémantique.
Nous étions capables de traduire les concepts et idées abstraites du
livre Science and Sanity de la Sémantique Générale en outils pratiques
de la Neuro-Sémantique – étandant le Méta-Modèle, développant les
premières questions de méta-niveau pour travailler avec la
psycho-logique humaine (les "niveaux logiques"), d’utiliser les
mathématiques pour modéliser (trouver les variables dans une
expérience et identifier ces variables en tant que fonctions de
concepts multi-ordinaux). Ce qui a été et reste abstrait en Sémantique
Générale devint des processus dynamiques en Neuro-Sémantique.
Pour plus là-dessus, voir le chapitre 8 dans NLP: Going Meta: Advanced
Modeling Using Meta-Levels (2001). C’est intitulé "Levels of
Abstraction : Alfred Korzybski’s Neurological Meta-Levels. " Aussi,
Communication Magic (2001).
Des Cadres et de la fonction Meta de Bateson à la Neuro-Sémantique
Une autre source cruciale aux racines de la Neuro-Sémantique est
l’anthropologiste Grégory Bateson. Ce fût son travail fabuleux, Vers
une écologie de l’esprit (1972) et son traité Mind and Nature (1979)
qui ont complètement capturé mon attention.
Premièrement il y avait son utilisation de la fonction méta concernant
la structure d’expériences complexes de la schizophrénie aux traits de
personnalité nationaux (phénomène culturel), à la sagesse, l’art, le
changement, l’apprentissage, etc. qui m’ont permis de voir la nature
systémique des méta-états. Une fois construite la première version du
modèle des Méta-états, j’ai commencé à la tester avec de nombreuses
expériences qui ont des couches de pensées et de ressentis comme la
proactivité, le pardon, l’estime de soi, etc. Avec chacun, j’ai
continué à revisiter la façon de penser de Bateson pour emprunter de
plus en plus de ses formulations sur les cadres et faire un
déplacement en méta-position.
En Neuro-Sémantique, Bateson nous à conduit à aller au-delà de la
modélisation de l’individu pour travailler sur des modèles culturels,
la modélisation de cultures, l’anthropologie, et la cybernétique.
C’était d’après Bateson que j’ai utilisé la pensée systémique et la
dynamique systémique dans les boucles avant et arrière (rétro-action)
de la Matrice.
Pour voir combien la pensée, la terminologie et les concepts de
Bateson influencent la Neuro-Sémantique, voir chapitre 7 dans NLP:
Going Meta: Advanced Modeling Using Meta-Levels (2001). Ce chapitre
est intitulé "Bateson’s Logical Levels of Learning." Aussi, vous
pouvez voir The Bateson Report (2003) qui contient plus d’une douzaine
d’articles sur Bateson notre utilisation de son travail en
Neuro-Sémantique. Aussi, le manuel de formation Cultural Modeling
using Neuro-Semantics.
La contribution de la Psychologie Cognitive à la Neuro-Sémantique
Bien que ni Bandler ni Grinder n’étaient psychologues,
psychothérapeutes, et qu’ils n’aient reçu aucune formation en
thérapie, ils modélisèrent trois thérapies (la Thérapie Familiale, la
Thérapie Gestalt, et l’Hypnose Ericksonienne) et ainsi construisirent
un modèle qui est maintenant reconnu comme un modèle Cognitif et
Comportemental. Dans les livres de psychologie, la PNL est classée de
cette manière et cela depuis plus de 15 ans. Pourquoi en est-il ainsi
? Comment cela est-il arrivé ?
Peut-être pour deux raisons. Premièrement, la présupposition de
Korzybski est que nous opérons à partir de la cartographie et des
cartes que nous créeons dans nos têtes à propos des choses – une
prémisse cognitive. Deuxièmement, Noam Chomsky qui crééa le modèle de
la Grammaire Transformationnelle pour la linguistique (domaine dans
lequel John Grinder était un expert et un contributeur) était une
personne clé dans la fondation du Mouvement Cognitif. En fait, c’était
Chomsky plus que quiconque qui défia le Comportementalisme en 1956
avec son livre changeant de paradigme, Aspects of Grammar. Pour plus à
ce sujet, voir le livre d’Howard Gardner qui documente l’histoire du
Mouvement Cognitif.
Il y a une troisième raison, Bandler et Grinder se sont aussi appuyés
et ont cité George Miller pour son article classique de 1956 "The
Magic Number Seven Plus or Minus Two" qui lança le mouvement Cognitif
et aussi Gallanter et Pribam pour Plans for the Structure of Behavior
(1960). De ce livre est venu le modèle T.O.T.E. que la PNL tourna en
Modèle de Stratégie (voir NLP: The Structure of Subjective Experience,
Volume I, 1980, Dilts, et al.).
En plus de cela, ma formation, premièrement de psychothérapeute et
ensuite de psychologue étant en Psychologie Cognitive, et
spécifiquement dans le modèle RET (plus tard REBT) d’Albert Ellis, le
travail d’Aaron Beck, et les modèles de William Glasser de la Reality
Therapy et de la Control Theory. Ces modèles et d’autres modèles
cognitifs furent les modèles et principes directeurs qui ont guidé ma
pensé et ainsi sont devenus intimement incorporés dans la
Neuro-Sémantique.
Des contributions mineures, encore à l’intérieur de ce large domaine
inclurent le domaine de la Meta-Cognition. Ce domaine surgit en 1977
and se spécifia principalement dans l’étude de la mémoire et des
appareils de méta-mémoire. Les penseurs, théoriciens et chercheurs de
ce domaine travaillent sur comment des boucles de rétro-action
(feedback) gouvernent des boucles de rétro-action à un niveau
supérieur ou méta-niveau. Pour plus là-dessus, voir les chapitres dans
Meta-States Magic (2003).
La Logothérapie, une psychologie/philosophie cognitive, contribua
aussi aux premiers développements des Méta-états et par conséquent de
la Neuro-Sémantique. La Neuro-Sémantique pris du travail de Viktor
Frankl sur la thérapie du sens (logo-thérapie) un accent sur le sens
dans un sens philosophique. C’est après tout, la recherche de sens et
l’utilisation de nos pouvoirs de créer du sens qui remplit notre
neurologie avec les plus intenses et puissantes émotions.
Linguistique cognitive et Neuro-Sémantique
Pendant que j’étudiais les distinctions linguistiques que Korzybski
mettait en avant dans les Sémantique Générale, je continuais à lire
dans le domaine de la linguistique. J’ai fait cela, en partie, en tant
qu’un de mes intérêts naturels, et en partie, comme partie de ma
formation en psycho-linguistique. Ce que j’ai trouvé était fantastique
– au moins pour moi. Il semblait que les fondations linguistiques de
la PNL, la Grammaire Transformationnelle, était rejetée par son
fondateur Noam Chomsky en 1976, un an après l’apparition du livre The
Structure of Magic de Bandler et Grinder.
Que cela signifiait-il ? Quelle était la signification de Chomsky
rejetant la Structure profonde (Structure D) et déclarant que
l’approche de la Grammaire Transformationnelle était insoutenable et
impossible ? Comment cela était relié à toute l’information dans les
livres de PNL sur la Structure de surface et la Structure profonde ?
En commençant à chercher je découvrais que le domaine de la
Linguistique avait changé d’emphase au fil des années et que la
Linguistique Cognitive s’était terminée dans les années 1990. Les
règles transformationnelles avaient donné une manière de penser la
grammaire en terme d’"espace" (ainsi le livre Space Grammar) et
l’utilisation de notre "écran représentationnel" pour positionner les
objets (les noms), les trajectoires des mouvements des objets (les
verbes). Voir Harris, The Linguistic Wars pour plus là-dessus et aussi
les travaux de George Lakoff et Mark Johnson.
Philosophie de l’esprit, neurologie et Neuro-Sémantique
Il y a de nombreux penseurs qui écrivent sur ce qui est appelé la
"philosophie de l’esprit". Ces auteurs et théoriciens offrent de
nombreux concepts pour comment penser à proposer de l’"esprit" ou du
"mental". Ces théories fournissent les présuppositions avec lesquelles
nous commençons. Parmi celles-ci, je retourne continuellement à
Bateson (livre Mind and Nature) pour ses découvertes. Parmi d’autres
qui m’ont influencé et dont l’influence sur ma pensée est incorporée
dans la Neuro-Sémantique il y a Daniel Dennett (Kinds of Minds,
Consciousness Explained, Intentional Stance), Stephen Kosslyn et
Olivier Koenig ((Wet Mind), Julian Jaynes (The Origin of Consciousness
in the Breakdown of the Bicameral Mind), etc.
La Neuro-Sémantique est aussi basée sur la Neurologie, les niveaux de
structures cerveau-corps qui construisent nos structures neurologiques
sont détaillés dans le travail de Korzybski qui aussi spécifia les
choses à propos des systèmes représentationnels que je n’ai jamais vu
reproduits dans la PNL.
C’est envers John Searle (The Construction of Social Reality) et aussi
d’autres auteurs en anthropologie, étude de cultures, psychologie
sociale, etc. que la Neuro-Sémantique à une dette.
Du Mouvement du Potentiel Humain à la Réalisation de soi
La PNL surgit comme un enfant du Mouvement du Potentiel Humain (Human
Potential Movement) précisément parce parmi les personnes clés après
Abraham Maslow et Carl Rogers étaient Fritz Perls (premier résident
scolaire à vivre à Esalen), Virginia Satir (premier directeur de
recherche à Esalen) et Grégory Bateson (dernier résident scolaire à
vivre à Esalen). De plus les présupositions clés de la PNL étaient les
prémisses que Maslow créa à propos du "côté clair de la nature
humaine" —concernant la bonté de la nature humaine, les intentions
positives, l’épanouissement, la réalisation de soi, et modéliser les
personnes extraordinaires.
En Neuro-Sémantique, c’est spécialement le centre et le cœur de tout
ce que l’on fait. Et cela m’a mené à créer la Matrice de la
Réalisation de soi, les Cadrans de la Réalisation de soi (créés à
partir des axes du sens et de la performance) et mettre à jour la
pyramide de Maslow de la Hiérarchie des Besoins de manière à ce que la
pyramide devienne un Volcan des énergies humaines.
Ce que la Neuro-Sémantique n’est pas
Avec ces domaines et sources de la Neuro-Sémantique, j’espère qu’il
est clair que la Neuro-Sémantique est une méta-discipline à propos de
la structure et de la forme des choses, pas une autre psychologie ou
philosophie. La Neuro-Sémantique est l’étude de comment nous
traduisons les données en informations et les informations en
communication pour créer nos mondes intérieurs de la réalité, nos
Matrices de cadres imbriqués dans des cadres imbriqués dans des
cadres.
La Neuro-Sémantique par conséquent n’est ni une psychologie ni une
psychothérapie. Ce n’est pas à propos de soigner les blessures
humaines, bien qu’il y ait certainement des applications puissantes à
la thérapie. La Neuro-Sémantique étudie la structure de comment les
personnes sont blessées, se soignent, et avancent pour réaliser leurs
plus grands potentiels. En cela, la Neuro-Sémantique transcende toute
psychothérapie étant donné qu’elle cherche la structure qui fait que
la thérapie est efficace. La Neuro-Sémantique n’est pas non plus une
théologie ou une religion. Indubitablement des personnes vont utiliser
la Neuro-Sémantique pour modéliser diverses expériences spirituelles
et peut-être explorer diverses théologies, mais ce n’est pas ce qu’est
la Neuro-Sémantique. C’est simplement une application. La
Neuro-Sémantique ne tient aucune allégeance avec un quelconque culte
religieux qu’il soit Chrétien, Juif, Musulman, Bouddhiste, etc. Ce
n’est pas relié à l’idéologie New Age ou à une quelconque médecine
alternative.
D’applications pratiques et pragmatiques
La Neuro-Sémantique vient aussi d’une autre source. Tandis que le
modèle originel des Méta-états était l’invention de L. Michael Hall,
très tôt je cherchai d’autres personnes pour m’aider à explorer ce que
nous pourrions faire et où nous pourrions aller avec ce modèle. C’est
de cette manière que le Docteur Bob Bodenhamer et moi commencèrent nos
conversations. Premièrement nous avons travaillé sur des livres
ensemble, mais il est vite devenu évident que les compétences de Bob
au niveau clinique en travaillant avec des clients allait devenir une
source d’utilisation des nouvelles techniques et idées. Parce que
j’avais arrêté ma pratique de la psychothérapie et mon centre de
formation, je passais la plupart de mon temps à voyager et enseigner.
Alors ce fût avec les clients et étudiants de Bob que nous avons
"essayé" et expérimenté beaucoup de nos nouvelles idées et de nos
nouveaux modèles.
Cela amena la Neuro-Sémantique du niveau conceptuel au niveau pratique
de la vie de tous les jours. Ce à quoi je travaillais conceptuellement
sur papier, je demandais ensuite à Bob de le tester avec des personnes
avec qui il travaillait. C’est de cette manière que la technique de
changement de croyance Méta-Oui émergea et ainsi que pour beaucoup
d’autres. Dans le développement de nombreuses techniques nous essayons
une fois, ajustons les étapes de la technique pour créer une séquence
plus fluide, ajouter ou retirer des étapes, mettre de nouveaux
précadrages, etc.
Nous avons commencé ensuite à faire la même chose avec les formations.
Je suis venu avec la technique De La Tête aux Muscles (Mind To Muscle)
pendant une formation sur la Création de Richesse parce que je sentais
le besoin de transférer les grandes idées qui étaient déjà dans
l’esprit des participants (ils savaient bien quoi faire), mais qu’ils
n’appliquaient pas. C’est venu dans une formation quand je demandais
si quelqu’un connaissait un quelconque principe à propos des finances,
de l’intelligence financière, de la création de richesse, etc. Les
mains se levèrent de partout. Je demandais seulement ce qu’ils
savaient. Après 30 minutes de cela, j’avais découvert quelque chose de
très important. Je n’avais pas besoin de partager autre chose à propos
de la création de richesse. Tout le monde en savait déjà beaucoup. Si
j’avais continué à ajouter d’autres "grandes idées" ils auraient juste
été encore plus accablés et se seraient sentis encore plus de quoi se
sentir mal du fait qu’ils ne faisaient pas les choses les plus simples
comme le principe "Dépensez moins que vous ne gagnez."
Pour moi c’était un moment "Eureka !". Le problème n’était pas savoir
mais faire. Le problème n’était pas le manque de grands concepts, de
principes merveilleux ou d’idées inspirantes. Non. Ils savaient. L’
écart était entre savoir-et-faire, entre la tête et les jambes. C’est
à ce point que je commençai à me poser beaucoup de questions, des
questions qui allaient stimuler la création d’une nouvelle technique :
· Comment peut-on réduire cet écart savoir-faire et mettre ce qu’ils
savaient dans leurs têtes dans leurs muscles ?
· Les idées ou concepts peuvent ils bouger de "la tête" à l’intérieur
du "corps", dans la mémoire musculaire ?
· Qu’est-ce que la mémoire musculaire ?
· Comment les idées vont dans la mémoire musculaire ? Quels sont les
mécanismes impliqués ?
· Comment peut-on prendre des idées à propos de la création de
richesse et les traduire de manière à ce que les personnes agissent
vraiment en suivant ce qu’ils savent et apprennent ?
Les challenges de la vie de tous les jours – c’est une des sources
continue de la Neuro-Sémantique. Aujourd’hui nous avons beaucoup de
personnes faisant cela. Ils ont les yeux pour chercher les ponts, les
problèmes, les besoins. C’est pourquoi la Neuro-Sémantique est partie
sur le chemin de créer des douzaines de formations d’applications et
utilise les questions difficiles que l’on trouve dans des domaines –
les places où les autres domaines et disciplines sont coincés pour
stimuler de la créativité. Bob Bodenhamer a fait cela avec les
personnes qui bloquent et/ou bégayent. J’ai fait cela avec la
formation "Désamorcer les Esprits Echauffés" (Defusing Hotheads) et
autres personnes stressées. Nous avons maintenant des personnes
faisant cela dans des départements de justice criminelle, avec la
gestion du poids, le fitness, la gestion du stress, la résilience pour
le moment de changer, le leadership, etc. C’est aussi l’intérêt des
Développeurs de la Neuro-Sémantique et de la Conférence des
Développeurs qui supporte le créativité continue et le développement
de la communauté.
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